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|  | | | | Tribune | | | | Pour que le FMI et la Banque Mondiale œuvrent pour les pauvres Par Jean-Michel Severino, Ancien vice-président de la Banque mondiale, directeur général de l'Agence Française de Développement. | | La légitimité des politiques menées par les institutions financières internationales est de plus en plus remise en question comme l’attestent les conclusions inquiétantes de l’audit interne, commandité par la Banque Mondiale, parues en décembre dernier : « La Banque Mondiale a claironné de façon répétée des conclusions empiriques et préliminaires sans reconnaître qu’elles étaient fragiles et incertaines ». Tout en saluant le courage et l’honnêteté de François Bourguignon, premier vice-président et économiste en chef de la Banque Mondiale, le MOMA avait appelé à une réforme en profondeur des institutions de Bretton Woods afin qu’elles puissent répondre au mieux aux enjeux du XXIème siècle.1 C’est également le vœu qu’exprime Jean-Michel Severino, ancien vice-président de la Banque mondiale et aujourd’hui directeur général de l'Agence Française de Développement, dans son article intitulé « Pour que le FMI et la Banque Mondiale œuvrent pour les pauvres ». La Banque mondiale fait depuis longtemps part de son rêve « d’un monde sans pauvreté ». De la même manière, le Fonds monétaire international souhaite sans doute « un monde sans crise financière ». Ces objectifs d’importance capitale et quelque peu décourageants sont pourtant trop limités pour le vingt-et-unième siècle. Pour conserver un intérêt, les institutions de Bretton Woods doivent pleinement s’adapter aux besoins des pays qui émergent rapidement, et elles peuvent commencer ce processus aux réunions communes FMI/Banque mondiale du printemps à Washington. Bon nombre de personnes admettent à présent que le FMI doit voir au-delà de la gestion des crises financières et commencer à se pencher sur les comportements économiques non coopératifs – notamment dans le domaine monétaire. La communauté internationale gagnerait à ce que le FMI devienne un centre de suivi commun et de dialogue permanent entre les nations riches, pauvres et émergentes. Mais pour que cela soit possible, les deux dernières catégories de pays doivent avoir plus de poids. Lire la suite… © Project Syndicate, 2007
| 1 Voir Quand la Banque Mondiale remet en question son propre modèle, tribune de Jacques Carles, délégué général du MOMA, mise en ligne sur ce site le 15 janvier 2007 | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mercredi 23 mai 2012 |
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