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L'efficacité des politiques structurelles mises en œuvre pour lutter contre l'insécurité alimentaire est indissociable de la situation des marchés agricoles internationaux et des agriculteurs dans les différentes zones du monde. Sans être les seuls facteurs explicatifs, la libéralisation croissante des échanges agricoles dans un contexte de démantèlement des mécanismes de régulation, et la volatilité croissante des prix des produits agricoles observés depuis le début des années 2000, ont joué un rôle dans la montée de l'insécurité alimentaire mondiale. Ironie du sort, c'est au lendemain de la déclaration des Objectifs du Millénaire pour le Développement (1995) que l'insécurité alimentaire s'est mise à croître, pour ne plus s'arrêter depuis.
Le problème est global et systémique, et non limité aux pays en développement. Aussi, à l'instar du regain de coopération internationale observé durant la crise financière, une coopération internationale plus étroite sur des bases renouvelées est indispensable pour endiguer la montée de l'insécurité alimentaire.
Contenir dans des proportions raisonnables la volatilité des prix et des taux est une condition indispensable pour améliorer durablement la sécurité alimentaire. Toutefois, il est évident qu'un tel objectif ne pourra pas être réalisé en un jour, ni par l'action d'un seul pays, si important soit-il.
Ces impératifs du XXIème siècle demandent une vision renouvelée de la gouvernance internationale instaurée au lendemain de la seconde guerre mondiale, et dont les grands principes n'ont pas évolués depuis, contrairement au monde. Les mandats de la plupart des institutions internationales méritent certainement d'être repensés et refondés de manière à mieux embrasser la complexité du monde et surtout œuvrer plus efficacement pour la sécurité alimentaire mondiale, al croissance économique et le développement.
C'est dans cette optique que le think tank momagri propose la création d'une Organisation Mondiale de l'Agriculture. Cette dernière n'a pas vocation a être une Institution internationale supplémentaire, mais une plateforme de coopération et de décision sur l'agriculture, regroupant toutes les compétences indispensables pour statuer sur son l'avenir : la FAO pour la sécurité alimentaire, l'OMC pour le commerce, la Banque mondiale pour le développement, le FMI pour les questions financières et monétaires, etc.
Cette question de la gouvernance, aujourd'hui au cœur des réflexions menées dans le cadre du G20, sera approfondie et discutée lors de la prochaine édition du Dakar agricole, les 18 et 19 avril prochain, dont nous ne manquerons pas de vous tenir informé à l'issue des débats.
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