Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Christian Pèes,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
PAC
Tribune

« Quelle PAC après 2020 » ?



La rédaction de Momagri




La FRSEA Nord Bassin Parisien a organisé le 25 mai 2016 un débat sur le sujet « Quelle PAC après 2020 » ? Nico van Opstal, conseiller agricole de l’Ambassade des Pays-Bas, Yves Madre, co-fondateur de Farm Europe et Pierre Pagesse, président d’honneur du think tank Momagri ont été invités à présenter leurs propositions.

Il nous semble important de revenir de manière didactique sur le débat « Assurances vs. Contracyclique » comme outil de gestion des aléas auxquels sont soumis les agriculteurs.

En effet, Momagri considère que les deux outils ne sont pas à opposer mais sont à déployer de manière complémentaire et pour des risques différents (aléas climatiques vs. aléas économiques).. Et regrette que certains ne dévoient le débat en tendant de confronter les deux sujets.

C’est pourquoi Momagri publie dans la note « Momagri répond à FARM EUROPE sur les aides contracycliques et l’assurance » les réponses aux oppositions qui ont été formulées lors de cette réunion.

Le débat organisé par la FRSEA Nord Bassin Parisien a clairement fait apparaître ce qui va se jouer d’ici 2020. En effet en dévoilant les positions des Pays-Bas sur la PAC, Nico van Opstal a vraisemblablement annoncé le mot clé de la prochaine réforme, « le consommateur ». Exit la convergence ou le verdissement pour légitimer le budget communautaire. Bienvenu au consommateur !

Si ce scénario se confirme, il est évident qu’il fera une part belle au verdissement. En revanche, la question du prix de vente qui rémunère ou pas l’agriculteur, ne semble pas s’inscrire dans l’agenda des réflexions sur la PAC post 2020.

Et pourtant, le lien rémunération de l’activité agricole – bien-être animal – préservation des territoires est extrêmement ténu !

Plus l’agriculteur sera soumis au diktat du prix mondial, moins les standards chers aux consommateurs européens pourront être respectés.

Si nous ajoutons les accords de libre-échange en cours de négociation, il est clair que tout ce qui ne sera pas « agriculture à très forte valeur ajoutée », sera vouée à disparaître, étranglée par la concurrence !

Ne serait-il pas temps de tirer les enseignements de la désindustrialisation d’une partie de l’Europe, afin que l’agriculture ne suive pas le même chemin ?

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Paris, le lundi 25 septembre 2017