Le 8 et 9 décembre s’est tenu à Paris un Forum de haut niveau pour encourager la relance de l’agriculture vivrière en Afrique subsaharienne, particulièrement affectée par deux décennies de libéralisation1. Pendant deux jours, les acteurs du secteur agricole, ministres, bailleurs de fonds, secteur privé ont débattu sur les moyens d’éviter une nouvelle crise alimentaire, alors que le même jour la FAO sortait un rapport alarmant sur l’insécurité alimentaire persistante en Afrique2. Cette rencontre, organisée à l’initiative de la France, a été l’occasion d’instaurer un dialogue entre les différents acteurs du secteur, sur les moyens d’accroître les investissements privés publics et privés indispensables à la relance de l’agriculture africaine. Les grandes lignes de la politique agricole de Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), adoptée en janvier 2005, ont également été présentées, même si sa mise en œuvre n’a toujours pas été planifiée. Les besoins sont pourtant urgents car l’agriculture représente 35% du produit intérieur brut africain et occupe 70% en moyenne de la population. Aussi, une politique commune permettrait d’harmoniser, d’intégrer et de dynamiser le potentiel agricole. L’exemple européen est là pour en souligner les bienfaits. 1 Cf. Article momagri, « L’Afrique, symbole de l’échec des politiques libérales », 20/10/08 2 Cf. Article momagri, « Bientôt un milliard de sous-alimentés dans le monde », 08/12/08 |