| |
|
Une alliance mondiale pour aider les pays en développement touchés par le changement climatique | 17 septembre 2007 | Alors que la lutte contre la désertification marque le pas au sein des Nations Unies, la Commission Européenne propose de sceller une alliance internationale pour aider les pays en développement les plus touchés par le changement climatique, facteur aggravant de l’aridification et l’appauvrissement des sols à l’échelle mondiale. La conférence de Madrid, rassemblant les 191 pays signataires de la convention des Nations Unies contre la désertification1 , s’est en effet soldée le 15 septembre 2007 par un échec : en dépit du constat alarmant sur l’avancée de ce phénomène dans le monde et la mise en évidence de ses liens étroits avec le changement climatique, l’opposition entre les Etats-Unis et le Japon n’a pas permis l’obtention d’un réel consensus autour d’une augmentation du budget alloué à la lutte contre ce fléau. Sans financement ni valeur contraignante, la nouvelle version de la Convention des Nations Unies contre la désertification ne se résume qu’à une énième liste de grands objectifs à atteindre dans dix ans. Avec cet échec, l’ONU n’est donc pas parvenue à convaincre ses pays membres d’affecter une part plus grande de l’aide publique au développement en faveur de l’agriculture et d’une meilleure gestion des ressources naturelles. Ces secteurs sont pourtant porteurs de solutions pour freiner l’avancée de la désertification, réduire les impacts anthropiques sur le climat et l’environnement et trouver des stratégies d’adaptation au changement climatique. L’Union Européenne aura peut être plus de succès dans cette entreprise : Louis Michel, commissaire européen en charge du Développement et de l’Aide Humanitaire2 , a proposé aux Vingt-Sept que l’UE soit à l’initiative d’un nouveau partenariat pour le développement centré sur la lutte contre changement climatique. Seule cette « alliance mondiale » serait capable de rassembler les ressources financières et techniques nécessaires pour aider les pays en développement à se préparer à l’augmentation de fréquence et d’intensité des aléas climatiques qu’ils seront parmi les premiers à affronter. Cinq domaines prioritaires ont été identifiés, au sein desquels le secteur agricole pourra représenter un levier d’action efficace : « la mise en œuvre de mesures concrètes d’adaptation ; la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues au déboisement ; l’aide aux pays pauvres pour qu’ils tirent parti du marché mondial du carbone ; l’aide aux pays pauvres pour qu’ils soient mieux préparés aux catastrophes naturelles et enfin, l’intégration du changement climatique dans les stratégies de coopération au développement et de lutte contre la pauvreté ». Avec la création d’une prochaine Organisation des Nations Unies pour l’Environnement, les initiatives se multiplient pour faire face aux enjeux transnationaux que recouvrent la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique, deux champs d’actions à prendre en compte dans la coopération au développement. Espérons toutefois que cette prise de conscience se traduise en actions concrètes et que l’aide au développement agricole soit à la hauteur des enjeux à relever.
| 1 Lire le regard sur l’actualité La désertification, un des principaux obstacles au développement agricole, publié sur le site le 10 septembre 2007. 2 En association avec Stavros Dimas, son homologue pour l’Environnement et Benita Ferrero-Waldner, commissaire en charge des Relations Extérieures. | |
| |
| | |
|
| |
|
Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
| |
| | |
| |
| | |
| | Paris, le mercredi 23 mai 2012 |
|