Dans une interview pour le journal Les Echos, le nouveau Commissaire européen à l’Agriculture Dacian Ciolos a récemment réaffirmé avec force le rôle de l’agriculture européenne, en dévoilant les grandes lignes de son plan d’action. Véritable plaidoyer pour une PAC forte, l’interview rappelle les bénéfices qui ont été tirés de la PAC ces 20 dernières années : modernisation de l’agriculture européenne, orientation de l’activité du secteur en fonction des impératifs du marché, sécurisation de l’objectif d’indépendance alimentaire… Comme Dacian Ciolos le souligne, « l’agriculture de l’Union européenne ne manque pas d’atouts, il s’agit simplement de faire en sorte que nos politiques en tirent le meilleur parti – et que le grand public comprenne tous les bénéfices qu’il peut en retirer. »
Premier défi pour le commissaire européen : la volatilité des prix. Si les revenus agricoles européens ont baissé de 14% cette année, c’est avant tout en raison de la volatilité croissante des marchés. « Cela signifie qu'il nous faudra absolument disposer à l'avenir d'un certain nombre d'instruments de gestion des marchés », affirme-t-il, sans pour autant « [revenir] sur les réformes antérieures. »
Trouver de nouveaux outils pour réguler les marchés, voilà le nouveau défi auquel le Commissaire européen à l’Agriculture entend s’atteler. Avec un angle d’approche qui n’avait pas été retenu lors des dernières discussions européennes sur la réforme de la PAC : « définir [les] objectifs politiques avant de définir [le] budget. » |