Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse, président de Limagrain, qui rassemble des
responsables du monde agricole et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie
et défense,…). Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux
outils d’évaluation (modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

Tom Vilsack souhaite « plus de transparence sur les marchés agricoles »

04 Avril 2011


Le 22 mars, le secrétaire à l’Agriculture américain Tom Vilsack s’est exprimé sur la récente flambée des prix alimentaires dans les colonnes du quotidien britannique Financial Times. Alors que le G20 agricole approche, l’homologue américain de Bruno Le Maire partage aujourd’hui sa vision sur les solutions à apporter pour mieux stabiliser les marchés agricoles.

Selon lui, la première grande action à mener, si l’on souhaite lutter contre la volatilité des cours des matières premières agricoles, est l’amélioration de la transparence sur l’ensemble des marchés: « Les Etats doivent échanger les informations relatives aux stocks et à la production », a-t-il déclaré, rejoignant en cela la position que Nicolas Sarkozy soutient depuis le début de l’année.

Pour que ce système soit réellement efficace, Tom Vilsack estime également que la coopération internationale doit être renforcée: « Pour s’y préparer, un effort concerté doit être mené : le secteur privé, les gouvernements, ainsi que les institutions multilatérales doivent ensemble, améliorer la transparence et les informations disponibles sur l’état des marchés agricoles ».

A quelques semaines seulement de la tenue du G20 agricole, les propos du secrétaire à l’Agriculture américain sont donc réellement encourageants. Cependant, il ne faut pas oublier que si l’on souhaite que cette mesure soit efficace, il convient également d’agir sur les marchés financiarisés, notamment de gré à gré où sont échangés la majorité des matières premières agricoles. Si la communauté internationale partage cette idée, les modalités concrètes d’application restent pour le moment floues comme le démontre l’exemple des Etats-Unis, où Wall Street continue de traîner les pieds en ce qui concerne la régulation des marchés financiers1. Espérons donc que tous les autres pays membres du G20 adopteront une position commune qui permettra d’appliquer un système d’encadrement à la fois sur les marchés physiques et financiers.
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Pour une régulation
des marchés agricoles
et une gouvernance
alimentaire mondiale
Paris, le mercredi 23 mai 2012