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Sommet de Madrid : peu de progrès | 02 février 2009 | La conférence de l'ONU sur la sécurité alimentaire, qui s’est tenu le lundi 26 et mardi 27 janvier à Madrid, s’est achevée sans qu’aucune avancée concrète ne se soit dessinée. Si la communauté internationale semble avoir pris conscience de l’urgence de la situation alimentaire mondiale, et des effets aggravants de la crise financière sur les chiffres de la sous-nutrition, les résultats sont maigres : la « déclaration de Madrid », signée par la centaine de pays participants, se contente d’évoquer un vague projet « d’alliance globale pour l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition », qui pourrait être formellement lancée lors d’un prochain sommet de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Quant à la relance de la production agricole dans les pays pauvres, la communauté internationale est loin d’avoir concrétisé les promesses faites en juin dernier à Rome, au grand dam du directeur général de la FAO. Seule l’Espagne s’est engagée à verser 1 milliard d’euros sur 5 ans pour « aider les pays les plus vulnérables », comme l’a annoncé le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero. Or, les experts estiment qu’il faudrait entre 25 et 40 milliards de dollars par an pour éradiquer la faim dans le monde… Alors que la menace d’une nouvelle crise alimentaire se dessine de plus en plus clairement, l’échec du Sommet de Madrid, qui s’est pourtant ouvert sous le signe de la coopération internationale, est de mauvais augure pour l’avenir. Combien de Sommets mondiaux va-t-il falloir pour que la communauté internationale remette à plat de la gouvernance mondiale ? | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mercredi 23 mai 2012 |
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