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Relancer l’agriculture vivrière en Afrique | 17 novembre 2008 | En voyage officiel à Tunis, où il représentait la présidence française de l’Union européenne à la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales africains, le secrétaire d’Etat français à la coopération et la francophonie Alain Joyandet a annoncé la tenue les 8 et 9 décembre prochains d’une grande conférence internationale à Paris, qui aurait pour objet de relancer l’agriculture vivrière familiale en Afrique. Dans un entretien qu’il a accordé à l’Associated Press, Alain Joyandet a déclaré qu’il s’agissait selon lui non moins d’un « projet de mini-politique agricole commune africaine », destiné à « faire l’inventaire des besoins en infrastructures » du continent et de concevoir des « objectifs de production produit par produit, et région par région ». Après deux décennies de politiques de libéralisation imposées par les institutions internationales sur le continent « oublié de la croissance », ce projet qui entend miser la relance de l’agriculture africaine sur le développement des structures vivrières et familiales est prometteur. En effet, les agricultures locales ont été particulièrement fragilisées par ces stratégies néolibérales, qui ont provoqué un désinvestissement massif dans ce secteur. Alors que les fonds consacrés à l’agriculture représentaient 20% de l’aide publique au développement il y a une dizaine d’années, ils ne représentent plus que 5 à 6% actuellement. Nombreux sont ainsi les pays africains à avoir été contraints d’importer les ressources nécessaires pour assurer l’alimentation de leurs populations ; or la récente crise alimentaire a souligné les effets particulièrement négatifs de cette dépendance alimentaire vis-à-vis de l’extérieur… C’est pour cela qu’il est nécessaire de réviser à la hausse le niveau de financement de l’agriculture africaine et de favoriser l’émergence d’un cadre de régulation propre au secteur agricole, à l’image de ce qui a été fait pour l’Union européenne. Affaire à suivre… | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mercredi 23 mai 2012 |
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