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Quand le géant chinois se met à boire du lait, le marché mondial s’assèche et les prix s’envolent | 28 mai 2007 | La forte croissance économique de la Chine, de près de 11 % l’an dernier, continue de tirer vers le haut les prix de la plupart des produits agricoles et agroalimentaires, comme celui du lait. Si la Chine figure parmi les principaux producteurs de lait au monde, elle ne demeure pas moins un importateur de taille dont la demande croissante modifie significativement la physionomie du marché mondial. La mise en place par l’Etat chinois de programmes incitant à la consommation de lait dans les écoles explique notamment l’augmentation de ses besoins. Le marché international doit donc s’adapter au fait que les millions d’écoliers chinois se mettent à boire du lait à la cantine ! Cette tendance illustre le changement de comportement alimentaire observé dans les économies émergentes, où la consommation de produits d’origine animale est grandissante du fait de l’augmentation des revenus moyens. Du côté de l’offre, le marché du lait est également sous pression : l’Australie, acteur prépondérant à l’exportation, voit sa production drastiquement diminuer en raison d’une grave sécheresse. Demande croissante dans un contexte d’offre restreinte, il n’en faut pas moins pour que les prix du lait et des produits laitiers s’envolent. Pour combien de temps encore ? Nul ne peut le prédire précisément, car on le sait bien, les cours des marchés agricoles sont extrêmement volatils… Et gardons en mémoire que, replacés dans une perspective de long terme, les prix agricoles réels continuent de suivre le chemin d’une baisse tendancielle. | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mercredi 23 mai 2012 |
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