En cette période de fin d’année, nombre d’experts dressent le bilan de l’année écoulée et donnent leurs estimations concernant l’évolution des cours des marchés agricoles pour 2008. Force est de constater qu’aucune grande tendance ne se dégage et que l’incertitude règne toujours. Pour certains, les prix vont rester élevés. Ainsi, Mariann Fisher-Boel1, Commissaire européenne chargée de l’Agriculture et Michel Barnier, Ministre français de l’Agriculture et de la Pêche, considèrent que les prix agricoles demeureront hauts. Si la FAO2 partage ce point de vue, elle va plus loin en ajoutant que les prix internationaux, notamment des céréales, seront « élevés et fluctuants ». A l’inverse, pour d’autres, les prix vont baisser. En ce sens, le patron de Nestlé, Peter Brabeck-Letmathe, estime que les prix du lait et du maïs vont baisser du fait de la hausse de la production. L’Insee a également récemment indiqué qu’une baisse des prix agricoles s’amorçait. D’autres enfin sont plus mitigés. Selon Don Basse, président d’AgResource, société d’analyses de marché, « les marchés agricoles vont rester volatils et dynamiques, mais à l’inverse de cette année où les prix grimpent presque tous les jours, c’est un marché beaucoup plus équilibré qui devrait se mettre en place à partir de la mi-2008 ». Cette incertitude est gênante non seulement pour les agriculteurs, quant à leur décision de production et gestion des risques auxquels ils font face, mais également pour les décideurs politiques, particulièrement en ces temps de bilan santé de la PAC et de réformes à venir. Face à ce constat, il est essentiel de se doter d’outils permettant d’appréhender les risques qui peuvent survenir afin de pouvoir s’en prémunir. Pour l’heure, de tels instruments n’existent pas. Le modèle NRA, disponible courant 2008, pourra pallier ce manque. |