| |
| | Politique agricole : changement de ministre, même cap | 20 juillet 2009 | A l’issue d’un entretien qu’il a eu avec José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, le nouveau ministre de l’agriculture Bruno Le Maire a déclaré vouloir autant de régulation dans l’agriculture en Europe que dans la finance. « Nous avons vu avec le secteur financier ce qui se passe lorsqu’on laisse les seules forces du marché agir », a-t-il souligné ; c’est pourquoi « davantage de régulation sera la ligne de conduite de la France pendant les négociations sur la réforme agricole », d’autant que les enjeux liés au secteur agricole sont trop stratégiques pour être laissés aux seules forces du marché. La volonté de maintenir des instruments de régulation forts, qui confirme le cap pris par son prédécesseur Michel Barnier, vise à garantir « un revenu stable et décent aux agriculteurs » selon le ministre, qui a jugé que la volatilité actuelle des cours n’était pas supportable : « une telle volatilité des prix et de telles baisses de revenus ne sont pas économiquement viables et les agriculteurs ne peuvent pas vivre dans une telle instabilité ». Un grand chantier auquel le ministre a confirmé vouloir s’attaquer sans plus attendre lors de la réception annuelle des personnels du ministère le 7 juillet : au programme, la crise de la filière laitière, emblématique de l’instabilité structurelle qui affecte le secteur agricole. Si à l’inverse de son prédécesseur le ministre n’entend plus se battre pour maintenir les quotas, il compte remédier aux problèmes de trésorerie des éleveurs via la contractualisation. Même cap, solutions innovantes : peut-on espérer que le mandat de Bruno Le Maire permette de trouver enfin des réponses viables aux enjeux et défis du secteur agricole ? | |
| |
| | |
|
|
Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
| |
| | |
| |
| | |
| | Paris, le mercredi 8 février 2012 |
|