Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse, président de Limagrain, qui rassemble des
responsables du monde agricole et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie
et défense,…). Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux
outils d’évaluation (modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

Pascal Lamy persiste et signe

13 octobre 2008



Poursuivant ses interventions sur l’actualité financière, le directeur général de l’OMC Pascal Lamy a plaidé mardi 7 octobre pour un nouveau « code de la route » international afin de parer aux futures crises financières. « Ce qui s’est passé, c’est un accident dans la partie de la finance américaine mal régulée, qui provoque d’abord un embouteillage et ensuite un carambolage, a-t-il estimé sur France Inter le lendemain de la chute généralisée des banques mondiales. « Aujourd’hui, le code de la route doit être international, mondial », a-t-il ajouté, à l’unisson des directeurs du FMI et de la Banque mondiale.

Il est pour le moins surprenant de voir le directeur général de l’OMC appeler de ses vœux la régulation du secteur où la loi du marché se légitime le mieux, à savoir le secteur bancaire et financier, alors qu’en agriculture, où la crise est au moins aussi importante, et dont les spécificités justifient naturellement un régime particulier, il continue de plaider pour le démantèlement des derniers outils de régulation.

Nous partageons bien sûr l’idée reprise par Pascal Lamy qui consiste à inventer un nouveau code de la route dans le secteur financier, portant également sur les mandats des institutions internationales existantes. Toutefois, étant donné que le constat d’échec est le même dans le secteur agricole et que les risques encourus pour la Communauté Internationale sont au moins aussi importants, il nous semble essentiel de ne pas faire deux poids deux mesures : l’Agriculture doit faire l’objet d’une réflexion similaire et l’OMC doit être la première sur la liste des institutions à réformer, n’en déplaise à son Directeur général.

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Pour une régulation
des marchés agricoles
et une gouvernance
alimentaire mondiale
Paris, le mercredi 23 mai 2012