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Les risques liés à une spéculation excessive en Russie. | 08 septembre 2008 | La Russie est une puissance agricole en devenir : caractérisée par un sous-emploi des capacités de production (millions d’hectares de terres arables en jachère), elle dispose de réserves de productivité très importantes. Aujourd’hui, le rendement céréalier russe est en effet de 1,85t/ha en moyenne, soit plus de trois fois inférieur au rendement observé aux Etats-Unis (6,36t/ha). De ce fait, de plus en plus d’acteurs y investissent, à l’instar de certains gestionnaires de fonds de pensions, oligarques russes et investisseurs suédois, soutenant ainsi l’attractivité de l’agriculture depuis la récente flambée des prix des matières premières agricoles. C’est pourquoi la Russie connait aujourd’hui une vague de modernisation des exploitations agricoles sans précédent. Regroupant 7% des terres arables mondiales (soit plus de 200 millions d’hectares) et des millions de kilomètres carrés « vierges », la « révolution agricole » russe qui s’annonce pourrait bien bouleverser la situation agricole mondiale. Si ce vaste mouvement d’investissement peut se révéler positif, en améliorant les rendements et les quantités produites, il présente néanmoins un risque important, dans la mesure où les objectifs visés par les spéculateurs privés sont différents de ceux visés par les agriculteurs et les gouvernements. Du fait d’arbitrages à court terme de leur portefeuille d’investissement, les gestionnaires de ces fonds de pensions peuvent faire peser une grave menace sur l’équilibre de l’agriculture russe et plus généralement sur sa sécurité alimentaire. | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mercredi 23 mai 2012 |
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