Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse, président de Limagrain, qui rassemble des
responsables du monde agricole et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie
et défense,…). Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux
outils d’évaluation (modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

Les revenus agricoles doivent être comparables à ceux du primaire et du secondaire

23 mars 2009



Soulignant que l’insécurité alimentaire ne cesse de s’accroître dans le monde, du fait notamment de la crise économique et financière, le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Jacques Diouf, a rappelé l’urgence de « mettre sur pied un nouveau système de gouvernance de la sécurité alimentaire mondiale », pour endiguer l’augmentation du nombre de personnes qui souffrent de la faim et de la pauvreté.

S’exprimant à l’occasion d’une visite en Amérique latine et du Sud (Chili, Brésil, et Caraïbes), Jacques Diouf a appelé de ses vœux « des politiques de développement agricole [qui offrent] aux agriculteurs des pays développés comme à ceux des pays en développement la possibilité de gagner dignement leur vie ». Selon lui en effet, « pour maintenir leurs activités rurales, les agriculteurs des pays développés comme ceux des pays en développement [doivent] avoir des revenus comparables à ceux de leurs concitoyens employés dans les secteurs secondaire et tertiaire ».

Ces affirmations, qui témoignent d’un changement des mentalités au sein de la communauté internationale, sont de bon augure pour l’avenir. En effet, si la FAO s’est toujours fait le défenseur des agricultures locales dans les pays en développement, elle n’avait jusqu’alors pas pris position sur la situation des agriculteurs dans les pays développés, ni souligné qu’ils font face aux mêmes problématiques. Or, ces derniers sont tout aussi menacés que ceux des pays pauvres par l’hyper-volatilité des prix sur les marchés agricoles. Garantir un revenu décent et durable aux agriculteurs, où qu’ils se trouvent, est donc une nécessité ; d’autant plus que, sous l’effet de la croissance démographique mondiale, qui portera à 9 milliards le nombre de bouches à nourrir d’ici 2050, on aura plus que jamais besoin de toutes les agricultures du monde – celles des pays en développement comme celles des pays industrialisés.

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Pour une régulation
des marchés agricoles
et une gouvernance
alimentaire mondiale
Paris, le jeudi 17 mai 2012