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C’est une nouvelle qui a fait les grands titres des journaux internationaux en ce début de 2011 : les prix alimentaires mondiaux ont atteint un record absolu en décembre, voire ont dépassé les sommets atteints en 2008. A cette époque, la flambée des prix avait provoqué des émeutes dans les pays en voie de développement.
C’est ce qu’a annoncé la FAO le 5 janvier 2011, lors de la publication de son nouveau rapport sur l’évolution de l’indice des prix alimentaires dans le monde. Après une augmentation régulière pendant six mois, l’indice a atteint 214,7 points en décembre, soit un record depuis juin 2008 (213,5 points). Le sucre, les céréales et les oléagineux ont été particulièrement touchés.
Selon les experts, cette forte hausse s’explique par deux facteurs principaux. Tout d’abord, l’augmentation rapide de la consommation dans des grands foyers de peuplement comme la Chine qui a entraîné une pression sur la demande. Ensuite, des aléas climatiques ont sévèrement touché certains grands Etats exportateurs. A l’été 2010 notamment, la Russie a été affecté par une vague de sécheresse qui a détruit une partie des récoltes, poussant le gouvernement à instaurer un embargo sur les exportations de céréales. Conséquence : les prix sur les marchés internationaux ont flambé.
Abdolreza Abbassian, économiste de la FAO chargé du suivi du secteur céréalier, a qualifié cette hausse de « très inquiétante » car elle touche les denrées alimentaires de base qui sont au cœur de l’alimentation de millions de personnes, notamment dans les pays en voie de développement. Dès lors, on peut non seulement redouter que cette « agflation »1 empêche les populations pauvres de se procurer ces denrées devenues trop chères, mais également qu’elle ne conduise à des agitations sociales dans certaines régions vulnérables.
1 Inflation des produits agricoles
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