Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse, président de Limagrain, qui rassemble des
responsables du monde agricole et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie
et défense,…). Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux
outils d’évaluation (modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

Les ministres de l’Agriculture de l’Afrique de l’Ouest et du Centre appellent les Etats africains à consacrer au moins 10 % de leur budget à l’agriculture

07 juillet 2008



Les 12 et 13 juin derniers, s’est tenue à Dakar la Conférence des Ministres de l’Agriculture de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette organisation intergouvernementale regroupe 20 pays membres autour d’enjeux majeurs pour le secteur agricole comme le développement des échanges intra-régionaux, la promotion de produits agricoles d'exportation, le développement durable ou l’harmonisation des politiques agricoles au niveau régional.

A l’occasion de cette rencontre, les ministres ont appelé les Etats africains à allouer au moins 10% de leurs budgets nationaux à l’agriculture (contre 5 à 6% actuellement) pour atteindre une croissance annuelle de 6 % dans ce secteur. Un objectif que s’étaient déjà fixé les membres de l’Union Africaine (UA) lors du Sommet de Maputo en juillet 2003, au cours duquel les chefs d’Etats et de gouvernements africains avaient adopté le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) destiné à éradiquer la pauvreté, à assurer la sécurité alimentaire et le développement économique du continent.

C’est justement sur l’élaboration du deuxième pilier du PDDAA, qui concerne l’amélioration des infrastructures et des capacités commerciales pour faciliter l'accès aux marchés, que se sont penchés les ministres de l’Agriculture de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Mettant en évidence que la faiblesse des échanges agricoles entre pays africains trouve en partie son origine dans le manque d’investissement dans les infrastructures, un document-cadre a été élaboré qui recommande l’amélioration des infrastructures rurales, la création d'entrepôts dans les zones portuaires et aéroportuaires, l’élaboration de politiques commerciales efficaces ou même l'accroissement de l'investissement direct étranger et national dans l'agriculture.

La période actuelle est par ailleurs propice à la mise en place de telles mesures puisque, comme l’a déclaré Richard Mukandiwira, responsable du volet agriculture au Secrétariat du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), le retour de l'Afrique sur la scène internationale, dans le contexte de crise alimentaire, est une occasion historique de mobiliser le continent autour d’enjeux majeurs comme la réduction de la pauvreté ou la sécurité alimentaire.

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Pour une régulation
des marchés agricoles
et une gouvernance
alimentaire mondiale
Paris, le mardi 22 mai 2012