Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Christian Pèes,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

Les défis agricoles mondiaux une nouvelle fois débattus
à Berlin

27 Janvier 2014


Du 17 au 28 janvier dernier a eu lieu la 79ème édition de la Semaine verte internationale à Berlin, le plus grand salon mondial de l’alimentation, de l’agriculture et de l’horticulture.

En marge du salon s’est déroulé, du 16 au 18 janvier dernier, le 6ème Forum Mondial pour l’alimentation et l’Agriculture (GFFA). Ce sommet agraire, qui a réuni 65 ministres de l’agriculture, a été l’occasion d’aborder des enjeux essentiels en vue « de «renforcer l'agriculture, maîtriser les crises, assurer l'alimentation», notamment en vue du sommet des chefs d'État et de gouvernement du G20 les 15 et 16 novembre prochain.

Si l’année dernière le développement était au cœur des discussions, cette année « la grande vedette » était la sécurité alimentaire et les moyens à mettre en œuvre en vue de lutter contre la faim dans le monde. Le communiqué final publié à l’issue du forum démontre à quel point les mentalités évoluent face aux réalités agricoles mondiales et à leur spécificités, et démontre surtout que l’Agriculture est devenue un enjeu stratégique majeur pour un bon nombre de pays.

La poursuite de la lutte contre la volatilité excessive sur les marchés agricoles est l’une des priorités dressée par les participants, car elle met en danger tout investissement agricole futur et par voie de conséquence fragilise la sécurité alimentaire mondiale. La nécessité d’une action internationale afin d’asseoir la transparence et faire face à la volatilité des prix sur le marché international, n’en est que plus urgente, ainsi que le conclut le communiqué final.

Absent des discussions officielles, le futur accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis avait cependant fait l’objet d’une vaste manifestation à Berlin lors de cette rencontre. 30 000 manifestants s’étaient en effet réunis par dénoncer un accord soupçonné de « nuire aux agriculteurs et aux consommateurs européens ».

Ce forum a finalement été l’occasion de réitérer le souhait de certaines puissances agricoles mondiales de lutter au niveau international contre l’hypervolatilité des marchés agricoles et ses dérives. Le prochain G20 récoltera sans doute les fruits de ce sommet, mais à quoi serviraient les outils mis en place par le G20 (AMIS, forum de réaction rapide…) sans prise en compte des dangers de la libéralisation excessive des échanges agricoles ? Sans une gouvernance fondée sur des modes de régulation des marchés ? Un progrès certes, mais un non-évènement au vu des enjeux de l’agriculture du XXIème siècle.


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Paris, le samedi 23 septembre 2017