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Les biocarburants tirent les prix des productions alimentaires vers le haut | 23 avril 2007 | Les brasseurs allemands vont augmenter leurs prix, en raison du doublement du coût de l’orge (400 euros la tonne) qui entre dans la fabrication de la bière. Cette hausse tire son origine de la conjonction de deux facteurs : > Une récolte 2006 inférieure aux anticipations ; > Une concurrence accrue des biocarburants, dont les surfaces sont en forte progression. Après l’épisode mexicain du début de l’année au cours duquel le prix des tortillas avait quadruplé, c’est au tour de l’Allemagne d’être le théâtre de tensions entre sécurité alimentaire et indépendance énergétique. En effet, la question de l’approvisionnement énergie constitue la principale faiblesse de la première puissance économique européenne. Très dépendante de l’extérieur et ayant de surcroît décidé d’abandonner le nucléaire d’ici 2021, l’Allemagne doit diversifier ses approvisionnements et a fait le choix de développer les énergies renouvelables, notamment les bioénergies. Cette politique énergétique a donc incité les agriculteurs à délaisser certaines cultures insuffisamment rémunératrices – telle l’orge – et à s’orienter vers la production de biocarburants. Aujourd’hui, 16 % des surfaces agricoles allemandes leur sont consacrées. Mais la bière ne sera vraisemblablement pas le seul produit agricole destiné à la consommation humaine à pâtir de la compétition avec les productions à visées énergétiques : le prix du pain pourrait prochainement augmenter de 10 % selon le Directeur de la Fédération (allemande) des boulangeries industrielles. Si les biocarburants représentent des perspectives de débouchés intéressantes pour les agriculteurs et une possible voie pour lutter contre la pollution, la question de la concurrence avec les productions alimentaires est loin d’être réglée. Par conséquent la création d’une Agence de notation capable d’aider les décideurs internationaux à arbitrer entre les différents usages des produits agricoles, est une fois de plus pleinement légitimée. | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
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