Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse, président de Limagrain, qui rassemble des
responsables du monde agricole et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie
et défense,…). Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux
outils d’évaluation (modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

Les agriculteurs fondent une Organisation mondiale pour lutter contre l’insécurité alimentaire

11 Avril 2011


Sur fond d'inquiétudes concernant la sécurité alimentaire mondiale, plus de cinquante organisations d’agriculteurs et de coopératives de tous les continents, se sont réunis au siège du Copa-Cogeca le 29 mars à Bruxelles, et ont créé l’Organisation mondiale des agriculteurs.

Cette nouvelle organisation est destinée en priorité à combler le vide laissé par le dépôt de bilan de la Fipa (Fédération internationale des producteurs agricoles). Localisée à Rome, elle a pour objectif de répondre au problème urgent de la sécurité alimentaire mondiale et de « forger de bons contacts avec la FAO ». Son action est guidée par trois principes :
    • instaurer une meilleure coopération entre les représentants agricoles du monde entier ;
    • intensifier les investissements dans le secteur agricole ;
    • améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs.
Pour Douglas Taylor-Freeme, président de la Confédération sud-africaine des syndicats agricoles (SACAU), « il s’agit d’une occasion historique. Alors que la volatilité sur les marchés et l’insécurité alimentaire suscitent de plus en plus d’inquiétudes, la nouvelle organisation réunira les agriculteurs et les coopératives agricoles du monde entier afin d’échanger des idées et de trouver des solutions communes ».

Au-delà, il est intéressant de souligner la portée des termes fondateurs de cette nouvelle organisation qui place les agriculteurs au même niveau d’importance que le Commerce avec l’OMC ou la Santé avec l’OMS, dans les débats internationaux. Espérons donc qu’il ne s’agira pas uniquement d’un simple changement de titre de structure mais plutôt de l’instauration d’une véritable enceinte dont la vocation sera de proposer des solutions concrètes au problème de l’insécurité alimentaire.
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Pour une régulation
des marchés agricoles
et une gouvernance
alimentaire mondiale
Paris, le mardi 22 mai 2012