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Le 2 novembre, les cours du sucre ont atteint 750 dollars la tonne à Londres et 30,64 cents la livre à New York, retrouvant ainsi leurs niveaux de début février, et s’approchant dangereusement du record atteint il y a 30 ans, en janvier 1981.
Sur le marché du sucre, les prix des contrats à court terme ont ainsi dépassé ceux du long terme. «Cela indique qu’une majorité de négociateurs et d’investisseurs s’attendent à des problèmes d’approvisionnement de sucre au niveau mondial», explique Vincent Geiger un courtier de la société New Edge.
L’explosion des cours du sucre ces dernières semaines s’expliquerait par une baisse de l’offre. En effet, plusieurs grands pays producteurs ont été touchés par de forts aléas climatiques. Cette année, le Brésil a connu une saison sèche et les professionnels s’attendent à une baisse de broyage de cannes, une première depuis 11 ans. Ainsi, selon les statistiques officielles, la production brésilienne de sucre pendant les premières semaines d’octobre a été de 30% inférieure à celle de la même période de 2009. Enfin en Inde, deuxième producteur mondial, les inondations dans l’État de l’Uttar Pradesh qui produit près de la moitié de la production nationale, ont sérieusement endommagé la récolte. Selon les experts, des risques de pénurie mondiale sont à craindre. Déjà en avril dernier, des pays comme l’Iran, l’Irak ou le Pakistan n’avaient pas assez de stocks pour faire face à leur consommation intérieure.
Comme cet été avec le blé russe et ukrainien, les marchés agricoles sont de nouveau déstabilisés par un rétrécissement de l’offre du aux aléas climatiques. Tant qu’une régulation des marchés ne sera pas effective, les cours de toutes les matières premières agricoles continueront de connaître des phénomènes de forte volatilité, déstabilisant non seulement les marchés, mais également le secteur agricole dans son ensemble.
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