Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse, président de Limagrain, qui rassemble des
responsables du monde agricole et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie
et défense,…). Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux
outils d’évaluation (modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

Le rapport Ricol affirme le besoin d’une nouvelle coopération internationale dans le domaine de la finance

27 octobre 2008



Conformément à la mission qui lui a été confiée par le Président de la République en avril dernier, René Ricol a remis ses conclusions sur la crise financière le 2 septembre 2008. Le rapport, qui a pour objet d’établir un diagnostic précis sur la crise financière actuelle, se conclut sur une série de trente recommandations.

Celles-ci définissent un champ d’intervention très large, et notamment : l’amélioration de l’information sur les questions de stabilité financière au niveau politique, la création d’un « Interpol » financier à l’échelle mondiale, dont le rôle serait d’enquêter sur les abus de marché et la fraude financière, ainsi que l’harmonisation des normes financières et le renforcement de la régulation.

Elles insistent aussi sur l’importance de mieux réguler les marchés des matières premières, du fait des liens étroits qu’entretiennent la crise financière et la crise alimentaire, via l’hyper-volatilité des prix agricoles. En constatant que la volatilité des prix des matières premières a aggravé le climat d’incertitude, il estime en effet qu’« il est aujourd’hui difficile de dissocier les deux crises, et la possibilité d’une bulle spéculative sur ce marché ne saurait être écartée. »

Au-delà des préconisations avancées, la récente crise financière a fait prendre conscience à la communauté internationale de la nécessité d’une meilleure gouvernance, d’une plus grande transparence, et d’une régulation plus efficace. Espérons que l’on n’assistera pas à une nouvelle crise alimentaire mondiale pour voire émerger la même prise de conscience dans le domaine agricole.

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Pour une régulation
des marchés agricoles
et une gouvernance
alimentaire mondiale
Paris, le mardi 22 mai 2012