Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

Le monde menacé par une nouvelle crise alimentaire

25 Septembre 2006

La réduction dramatique des stocks de céréales risque de plonger le monde dans la plus grave crise qu’il ait connu depuis trente ans.

En assurant plus que 57 jours de nourriture à la population mondiale, contre 116 jours en 1999, les stocks de céréales sont désormais inférieurs au seuil critique de sécurité, fixé à 70 jours.
Et, que ce soit pour la FAO ou le gouvernement américain, cette tendance devrait se confirmer. Contrairement aux années 1950 à 1990, où les rendements céréaliers et les superficies des terres arables augmentaient parallèlement à la croissance de la population, on observe aujourd’hui une stagnation des rendements, et une diminution des surfaces cultivées, dans un contexte de forte croissance démographique.

La sécurité alimentaire à l’échelle mondiale risque d’en être directement affectée, et plus particulièrement celle des pays les moins avancés, du fait de la conjonction de deux éléments :
- La volatilité des prix va continuer à croître, attisant la spirale spéculative qui entoure les prix des matières premières agricoles ;
- Les prix vont fortement croître dans le court terme (ils ont d’ores et déjà augmenté d’au moins 20% cette année), empêchant les populations les plus pauvres d’acheter des produits alimentaires devenus trop chers.

De plus en plus d’experts dénoncent l’urgence de la situation et la nécessité d’y faire face, comme le souligne Lester Brown, président de l’Earth Policy Institute :
« L’Histoire juge les dirigeants sur leur capacité à faire face aux grands problèmes. Et pour notre génération, le grand problème risque fort d’être la sécurité alimentaire ».


Source : Courrier International

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Paris, le mercredi 23 juillet 2014