| |
|
Le lait chinois dans la tourmente . | 29 septembre 2008 | Un nouveau scandale sanitaire secoue la Chine, où 53 000 enfants sont hospitalisés après avoir ingéré des biberons de lait frelaté. Les premières enquêtes ont montré que le lait de Sanlu, par lequel le scandale est arrivé, avait été coupé avec de la mélamine, produit chimique utilisé dans la fabrication de plastique, colles ou résines synthétiques, afin de paraître plus riche en protéines. L’ajout de ce composant serait une technique pratiquée par les fournisseurs d’au moins vingt fabricants de produits laitiers et de lait maternisé pour fausser les contrôles qualité. La plupart des pays ont très rapidement décidé, à l’instar de l’Union européenne, de suspendre leurs importations de produits laitiers chinois et de les retirer de leur marché. Certains réfléchissent même, au risque d’être accusés de protectionnisme et de s’attirer les foudres de l’OMC, à un renforcement des règles de contrôle sanitaires. Cette malheureuse affaire qui a déjà couté la vie de quatre nourrissons met en évidence l’importance de réguler l’agriculture et l’alimentation mondiale, et ce d’autant plus que les marchés sont libéralisés. Nous avons décrit à de nombreuses reprises les dérives auxquelles la libéralisation pouvait mener : hyper-volatilité des prix, spéculation et concentration de la production dans quelques grandes fermes du monde. On ose à peine imaginer aujourd’hui à quels risques additionnels la communauté internationale s’exposerait si ces quelques fermes du monde étaient touchées par une crise sanitaire majeure. | |
| |
| | |
|
| |
|
Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
| |
| | |
| |
| | |
| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
|