Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse, président de Limagrain, qui rassemble des
responsables du monde agricole et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie
et défense,…). Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux
outils d’évaluation (modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

Le développement des infrastructures agricoles : une condition essentielle pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)

07 avril 2008

A l’occasion de la Première semaine africaine de l’eau qui s’est tenue à Tunis du 26 au 28 mars 2008, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et le Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (NEPAD) ont conjointement lancé un appel « en vue de l’augmentation du financement et d’un engagement renouvelé en faveur de l’hydraulique agricole » sur le continent africain.

L’objectif visé est de répondre à l’urgence que constitue la croissance du secteur agricole en Afrique considérée désormais par la Banque mondiale comme une condition essentielle à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Robert Mkandawire, conseiller pour l’agriculture du NEPAD, affirme ainsi qu’ « on ne pourra pas faire l’économie de l’investissement stratégique public et privé dans le secteur de l’eau si l’on veut assurer l’intensification de la production agricole et la réalisation des objectifs de réduction de la pauvreté et de relance de la production alimentaire et de l’économie d’ici à l’échéance de 2015 ». Prenant la mesure de la dépendance de l’agriculteur à l’égard des aléas climatiques il ajoute : « Dépendre de pluies irrégulières et incertaines pour la production agricole, c’est hypothéquer gravement la productivité des cultures dans la région »

Toutefois, si cette initiative souligne le rôle essentiel du développement des infrastructures en faveur de la compétitivité agricole, une question majeure mérite d’être posée dans le contexte actuel : la libéralisation des échanges agricoles internationaux est-elle réellement porteuse de bénéfices pour une région qui ne dispose pas des infrastructures suffisantes pour atteindre le marché mondial et soutenir la concurrence internationale ?
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Pour une régulation
des marchés agricoles
et une gouvernance
alimentaire mondiale
Paris, le mardi 22 mai 2012