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Le cycle de Doha : pas d’issue possible en l’état actuel des choses | 09 juillet 2007 | L’échec de la réunion du G4 à Postdam en Allemagne a ruiné les espoirs de l’OMC de redonner une impulsion nouvelle au cycle de Doha. Les délégations du Brésil et de l’Inde ont en effet décidé, le jeudi 21 juin, de clore prématurément les discussions entamées avec les Etats-Unis et l’Union Européenne dont la poursuite a été jugée « inutile ». Les quatre géants agricoles conviés Postdam devaient mettre au point un accord de principe sur plusieurs points sensibles concernant principalement le dossier agricole : réduction des subventions agricoles, ouverture des marchés européens et américains aux produits agricoles en provenance des pays émergents, réductions des barrières douanières aux frontières des pays en développement sur les produits industriels… Cet accord aurait du ensuite s’étendre à l’ensemble des 150 pays membres de l’OMC. Mais une nouvelle fois l’agriculture a bloqué les rouages de la mécanique de libéralisation promue par l’OMC. Cela ne fait que renforcer l’idée que l’agriculture ne peut être une variable d’ajustement des négociations sur la libéralisation du commerce. L’espoir d’une clôture positive au cycle de Doha, après 6 ans de tractations, s’éloigne de plus en plus : l’expiration du Trade Promotion Authority depuis le 30 juin, qui permettait une approbation par la voie rapide des traités commerciaux négociés par le président des Etats-Unis, et l’échéance présidentielle américaine prochaine paralysent les négociations. Après l’annulation par Crawford Falconer, qui préside à Genève les pourparlers sur l’agriculture, de la réunion de concertation prévue le 25 juin, il est aujourd’hui nécessaire de mettre à profit cette « pause prolongée » dans les négociations pour y reconsidérer le rôle de l’agriculture : ses implications notamment en termes de souveraineté alimentaire des Etats et en termes de développement lui confèrent un statut spécifique qu’il convient de prendre en compte à sa juste valeur. | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
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