Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse, président de Limagrain, qui rassemble des
responsables du monde agricole et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie
et défense,…). Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux
outils d’évaluation (modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.

Le cycle de Doha n’est pas la seule plateforme de coopération mondiale !

29 Mars 2010



A l’occasion du 20ème anniversaire de la participation du Costa Rica au système commercial multilatéral, le 18 mars 2010, le Directeur général de l’OMC Pascal Lamy a dit que « le Cycle de Doha n’est pas une île dans un océan de possibilités — un échec du Cycle aurait des conséquences sur les efforts de coopération présents et futurs, et pas seulement dans le domaine de la politique commerciale. Dans notre monde interconnecté, les pays ne peuvent pas faire cavaliers seuls et ignorer les répercussions qu’aurait un mépris de la coopération internationale. » Certes, la mondialisation impose à tous les pays du monde une meilleure collaboration sur des sujets et enjeux qui sont désormais globaux. Cela étant, mieux collaborer ne signifie pas faire fausse route ensemble. Le modèle momagri a récemment souligné les risques qu’il y avait à une libéralisation non régulée des marchés, notamment agricoles. Or, c’est ce qui est prévu par le cycle de Doha.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le cycle de Doha est un moyen et non une finalité. Il ne faudrait en effet pas conclure le cycle de Doha pour des raisons uniquement politiques – comme redonner un pseudo sentiment de confiance au niveau international en amenant à son terme le dossier le plus avancé en la matière – alors que les contre arguments économiques et stratégiques se multiplient.

C’est pourquoi, justifier la conclusion du cycle de Doha par le seul argument de la coopération internationale est un procédé qui peut se révéler très dangereux.

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Regards sur l'actualité
Pour une régulation
des marchés agricoles
et une gouvernance
alimentaire mondiale
Paris, le jeudi 9 février 2012