En Australie à l’heure actuelle, les producteurs sont dominés, d’un côté par les chaînes de distribution Woolthworth et Coles, et de l’autre par quelques laiteries au capital majoritairement étranger.
Face à cette situation, le Sénat australien a récemment exhorté le service de la concurrence ACCC (Australian Competition & Consumer Commission) à publier pour septembre prochain, une analyse détaillée des coûts et revenus des producteurs, des transformateurs de lait et des distributeurs. Objectif: renforcer la puissance de négociation des producteurs australiens.
Pour y parvenir, le Sénat australien souhaite notamment : modifier la législation sur la concurrence, rééquilibrer la position de tous les acteurs de l’industrie laitière, améliorer l’efficacité de l’ACCC en le scindant en deux parties distinctes chargées de l’examen des fusions et regroupements et de la surveillance des marchés, et enfin relancer la coopération. En attendant, les reprises et fusions doivent être interdites, de manière à éviter une aggravation de la situation existante.
Le problème de la répartition de la valeur ajoutée tout au long de la filière laitière est une question qui est aussi abordée en France, Nicolas Sarkozy a d’ailleurs réuni fin mai 2010, les agriculteurs et l'industrie agroalimentaire afin de trouver un accord de réduction des marges avant-arrière.
Le cas de l’industrie laitière en Australie, pays connu pour mener des politiques commerciales libérales, éclaire sur la nécessité de rééquilibrer les rapports de force tout au long de la filière agricole, afin d’éviter les abus de position dominante qui peuvent perturber l’équilibre du marché et affecter le potentiel de production des agriculteurs.
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