| |
|
Le Comité de la Sécurité Alimentaire appelle à une action contre la volatilité des prix agricoles
|
01 Novembre 2010 |
|
Lors d’une réunion qui s’est tenue au siège de la FAO à Rome le 19 octobre, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale, organisation intergouvernementale intégrée au système des Nations Unies et visant à examiner les politiques relatives à la sécurité alimentaire mondiale, a appelé à agir rapidement sur la volatilité des prix alimentaires.
L’objectif de cette réunion du Comité était en effet d’avancer sur la question de la sécurité alimentaire en agissant sur trois domaines : les investissements dans le foncier agricole, l'insécurité alimentaire lors des crises prolongées et la volatilité des prix alimentaires. Ainsi, c’est dans une stratégie de long terme de lutte contre la faim que le Comité a mis un point d’honneur à s’attaquer au problème de la volatilité.
Pour cela, l’organisation intergouvernementale a demandé à son Groupe d'experts de haut niveau d'examiner de près « les causes et les conséquences de la volatilité des prix des denrées alimentaires […] mais aussi les politiques, les mesures, les outils appropriés et cohérents pour gérer les risques liés à la volatilité excessive des prix dans l'agriculture. » A partir des recommandations du Groupe d'experts, le Comité pourra ainsi réfléchir aux mesures à mettre en œuvre pour permettre aux pays et populations vulnérables d’avoir accès aux denrées alimentaires lors des périodes de forte volatilité des cours et de flambée des prix sur les marchés.
Il est intéressant de voir que de plus en plus d’acteurs du secteur agricole se réunissent au sein d’instances internationales afin de discuter du problème de la volatilité des prix agricoles. Le CSA en est l’exemple le plus récent puisqu’il vise à représenter les acteurs de la vie civile, au même titre que les chefs d’Etat et de gouvernement. Permettre à tous les acteurs agricoles de s’asseoir autour de la même table est en effet la condition sine qua non pour réguler efficacement et durablement les marchés agricoles internationaux. C’est en sens que la création d’une organisation mondiale de l’agriculture qui rassemblerait toutes les compétences des institutions internationales concernées (FAO, Banque Mondiale, FMI…), apparaît comme la proposition la plus pertinente pour l’ensemble de la communauté internationale.
|
|
| |
| | |
|
| |
|
Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
| |
| | |
| |
| | |
| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
|