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Le Bengladesh instaure une politique de stocks alimentaires
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14 Juin 2010 |
Le ministre bengali de l’Alimentation et de la gestion des catastrophes Abdur Razzak, a déclaré mardi 8 juin 2010 que son gouvernement s'est fixé comme objectif d'augmenter sa capacité de stockage de denrées alimentaires de 57% pour passer de 1,4 millions de tonnes à 2,2 millions d’ici trois ans. « Le gouvernement a déjà approuvé quatre projets de construction de silos d'une capacité de plus de 400.000 tonnes pour atteindre son objectif d'accroître la capacité de 800.000 tonnes en trois ans », a-t-il déclaré. Selon les perspectives du gouvernement, 3 millions de tonnes de nourriture stockées pourraient à elles seules garantir la sécurité alimentaire totale dans le pays. D’où la volonté du Bengladesh d’atteindre ce chiffre pour 2021.
La Banque mondiale a assuré qu’elle aiderait financièrement le Bengladesh dans la construction de ces nouveaux silos. Un signe encourageant qui montre que l’institution financière, plutôt en retrait jusqu’à une période récente, s’intéresse de nouveau aux questions agricoles.
La reconstitution des stocks alimentaires s’inscrit dans une stratégie de retour aux politiques publiques nationales pour faire face aux crises alimentaires qui ravagent de nombreux pays en voie de développement. Aujourd’hui, ces Etats prennent en effet conscience que la dérégulation excessive de leur économie a été plus néfaste que bénéfique en termes de développement et lutte contre la pauvreté. D’où l’idée de mettre en place des politiques de stockage adéquates pour faire face à l’une des caractéristiques structurelles du monde agricole: la forte volatilité des prix des matières premières agricoles.
Le problème est qu’à l’heure actuelle, les Etats érigent ces nouvelles politiques sans aucune concertation ni aucune coordination internationale. Le risque ne serait-il pas dès lors, que ces initiatives, pertinentes au niveau régional, deviennent inefficaces à un niveau global si elles ne sont pas coordonnées? |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le jeudi 9 février 2012 |
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