Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

La volatilité des prix est plus que jamais à l’ordre du jour de la communauté internationale

31 Octobre 2011



Célébrée chaque 16 octobre dans plus de 150 pays, la journée mondiale de l’alimentation avait cette année pour thème l’instabilité des prix des matières premières agricoles. L’ordre du jour s’inscrivait dans la continuité du rapport sur la faim dans le monde diffusé le 10 octobre par les trois agences de l'ONU basées à Rome, qui y soulignaient l’ « impact dévastateur » de la volatilité des prix agricoles sur la sécurité alimentaire mondiale. En effet, les prix trop bas privent les agriculteurs de revenus et les prix trop élevés privent les consommateurs de nourriture, d’où la nécessité de mécanismes permettant de contenir les prix dans un tunnel écrêtant les extrêmes.

Quelques jours auparavant, le 7 octobre, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, envoyaient une lettre aux membres du Conseil européen afin de les inciter à reprendre les conclusions du G20 agricole des 22 et 23 juin derniers. Selon eux, l’Union devrait, en effet, « relever le défi de la sécurité alimentaire au niveau mondial, en souscrivant pleinement au plan d'action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l'agriculture qui a été adopté par les ministres de l'agriculture ».

Le G20 a contribué à placer la question de la volatilité des prix agricoles à l’ordre du jour. Depuis, les rapports et études sur les causes et les effets de ce phénomène se sont multipliés. Un système d’information sur les marchés agricoles (AMIS) a vu le jour et des stocks alimentaires d’urgence vont bientôt être testés en Afrique de l’Ouest.

On ne peut que souhaiter la poursuite des efforts amorcés. La question de la transparence et de la régulation des marchés agricoles devrait être approfondie, celle des stocks élargie au-delà des mesures d’urgence. Espérons aussi que ce contexte influencera le Conseil européen et le Parlement lorsqu’ils devront étudier les propositions de la Commission pour la PAC après 2013. Il serait temps, en effet, que l’Union européenne se dote d’une politique agricole capable de répondre aux enjeux du 21ème siècle.

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Paris, le jeudi 24 avril 2014