Le 30 novembre dernier, le Centre technique de coopération agricole et rurale a organisé, en collaboration notamment avec la Commission européenne et l’Ifpri, une réunion à Bruxelles sur le thème de la volatilité des prix alimentaires.
La date était symbolique, puisqu’elle marquait le passage de la Présidence du G20 de la France au Mexique. En début de cette année 2012, marquée par la crise que l’on sait, le Mexique a la charge de poursuive les travaux entrepris par la Présidence française du G20 sur la sécurité alimentaire et la volatilité des prix.
Sous la Présidence française, qui a pour la première fois, inscrit la sécurité alimentaire et la lutte contre la volatilité des prix agricoles parmi les priorités du G20, l’année 2011 a permis des avancées majeures. Les chefs d’Etat ont validé les propositions de leurs ministres de l’agriculture, lançant, notamment, une réflexion sur le rôle des stocks et sur la financiarisation des marchés, mais aussi la mise en place d’un système d’information sur les marchés agricoles.
Les premières déclarations des dirigeants mexicains sont encourageantes. Adriana Herrera Moreno, responsable des négociations commerciales internationales au ministère mexicain de l’Agriculture, a en effet indiqué lors de la réunion du 30 novembre que son pays entendait poursuivre les efforts en vue d’atténuer les effets de la volatilité des prix. A l’agenda du Président Felipe Calderon figurent par ailleurs deux points essentiels : la régulation financière et la sécurité alimentaire, notamment à travers une régulation des prix des matières premières.
Les enjeux sont pressants. Dans un contexte de crise économique mondiale et d’hypervolatilité des prix sur des marchés agricoles, où le spectre de l’insécurité alimentaire ne cesse de se manifester, les décisions du G20 à Cannes apparaissent aujourd’hui comme une étape essentielle. Espérons que le Mexique impulsera des progrès supplémentaires.
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