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Dans le contexte actuel de crise économique et de rigueur budgétaire, certains Etats membres de l’Union européenne (UE) veulent revoir à la baisse le budget alloué à la PAC pour la période 2014-2020.
Lors d’un débat organisé le 15 novembre dernier, portant sur le projet cadre financier 2014-2020 de l’UE, la Suède a en effet réclamé des « réductions substantielles » des plafonds proposés pour la PAC, tandis que l’Allemagne a estimé que 1% du revenu national brut (RNB) de l’UE serait suffisant pour alimenter le prochain cadre financier, la PAC devant contribuer à l’effort de réduction que cela suppose par rapport au budget global de 1,1% du RNB sur la période 2014-2020.
Alors que nous vous avions déjà alertés, lors d’une note précédente1, des risques pesant aux Etats-Unis sur le budget alloué au Farm Bill en cette période de crise économique et budgétaire, il semble que le soutien financier de la PAC après 2013 soit lui aussi menacé.
Il est pourtant essentiel de garder à l’esprit que la part de la PAC, qui est, rappelons-le, la seule politique européenne intégrée, n’a cessé de décroître dans le budget européen, passant de plus de 70% en 1984, à 40% sur la période 2007-2013 et à 36% sur la base des hypothèses de la Commission pour 2014-2020.
Cette évolution démontre non seulement les efforts consentis par le secteur agricole sur les quarante dernières années mais également l’efficacité croissante associée à chaque euro investi au regard des sommes bien plus coûteuses qui seraient engagées par 27 politiques agricoles nationales. Or, alors que le budget de la PAC ne représente plus aujourd’hui que 0,4% du RNB européen, il semble difficile de poursuivre cette logique de restriction budgétaire sans entraver les capacités de la politique agricole européenne à atteindre des objectifs qui n’ont jamais été aussi fondamentaux.
Il est impératif de bien reconsidérer les effets que pourraient entraîner les efforts visant, dans une logique purement économique et budgétaire, à limiter les capacités futures de la PAC alors que c’est justement du fait de cette politique et de ses capacités budgétaires que les effets de la crise sur l’agriculture ont pu être limités.
1 Cf Article momagri du 14/11/11 : http://momagri.fr/FR/regards-sur-l-actualite/-Faire-plus-avec-moins-le-pari-du-futur-Farm-Bill_1007.html
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