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La nouvelle PAC prévue pour 2013 pourrait-elle être reportée ? |
23 Mai 2011 |
« Que personne ne s'imagine que nous laisserons détruire la Politique Agricole Commune, et que personne ne s'imagine que la France acceptera une réduction du budget », a déclaré Nicolas Sarkozy le jeudi 12 mai dans le cadre d'un déplacement à Arras dans le Pas-de-Calais. Le Président français a en effet tenu à rappeler sa position de maintien du budget de la PAC « à l'euro près » sous peine de blocage des discussions.
Cette nouvelle déclaration rappelle que sans accord politique sur le futur budget de l’UE (2013 – 2020), toutes les autres discussions sur le verdissement des aides ou sur le rééquilibrage des aides entre les Etats membres, sont vaines.
En tout état de cause, comment Dacian Ciolos peut-il préciser la future PAC sans visibilité sur les perspectives financières pluriannuelles qui ne sont pas prêtes d’être arrêtées compte tenu du retard pris dans les procédures institutionnelles ?
Et, certaines voix, malgré le maintien officiel des agendas, soulignent le contexte particulièrement difficile dans lequel se déroulent les travaux actuels. A telle enseigne que l’accord définitif ne serait ratifié que lorsque les nouveaux gouvernements issus des élections prévues en 2012 en France, Espagne, Italie et en 2013 en Allemagne, seront en place.
Le prochain cadre financier pluri-annuel ne serait donc pas finalisé avant 2013, repoussant mécaniquement l’entrée en vigueur de la nouvelle PAC à 2014 ?
Or, 2014 est également l’année du renouvellement du Parlement européen. Les futurs eurodéputés n’auront-ils pas le souhait légitime de donner également leur avis sur la seule politique européenne intégrée ? Ce qui, hélas, repousserait encore de quelques mois l’entrée en vigueur de la future PAC ? |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
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