A l’instar de nombreux produits agricoles, la production mondiale de café est concentrée et varie fortement d’une année sur l’autre. Ainsi le Brésil, premier producteur mondial avec 30% du marché, prévoit une baisse de sa production de 25% en 2007, et l’Indonésie, 4ème producteur et exportateur mondial, envisage une chute de 30% de sa production du fait notamment de conditions climatiques très défavorables. Or, face à une offre fluctuante et difficile à appréhender, l’état des stocks prend une importance déterminante pour déterminer les prix mondiaux. Si le niveau des réserves des pays importateurs est resté relativement stable, il n’en est pas de même pour celui des pays exportateurs puisque leurs réserves ont plongé de plus de 30% pour la campagne 2006-2007. C’est ce qui explique la forte fluctuation des prix mondiaux, de plus de 30%, durant l’année 2006, qui risque de se prolonger et même de s’aggraver durant l’année 2007, faisant ainsi peser des risques importants en termes d’approvisionnement et de pérennité des petites exploitations confrontées aux variations erratiques des marchés.
Ainsi, la prépondérance d’un très petit nombre de pays sur la production mondiale de café, dont les récoltes sont soumises à des aléas conjoncturels aux conséquences redoutables, illustre le besoin urgent d’établir un système de régulation des marchés agricoles mondiaux. |