| |
|
La famine guette le Kenya | 04 février 2008 | Alors que la mort d’un député de l’opposition vient de provoquer une nouvelle vague de violence, des experts agricoles et des organisations privés kenyans viennent d’alerter l’opinion sur le risque d’explosion de la famine dans les mois à venir « si la crise politique persiste ». « L’instabilité politique et les précipitations insuffisantes dans certaines régions compromettent la sécurité alimentaire du pays au demeurant fragile » ont-ils indiqué dans leur rapport. Si le Programme alimentaire mondial et le gouvernement indiquent qu’il reste assez de maïs pour subvenir aux besoins de la population pour les sept prochains mois, le rapport souligne que les « réserves stratégiques du pays pourraient s’épuiser si des mesures n’étaient pas rapidement prises ». Et c’est malheureusement ce qui risque d’arriver. Les tensions ont en effet contraint près de 250 000 familles à quitter leurs terres, abandonnant leur récolte. Pour l’heure, 20% du maïs planté n’a d’ores et déjà pas été récolté, cette part pourrait s’élever à 70% si la crise perdurait avec toutes les conséquences que cela pourrait induire en termes de pression sur les prix à la hausse et de pénurie. Ce genre de circonstances renforce la conviction du MOMA selon laquelle il est essentiel de mettre en place des indicateurs à même de fournir des informations sur l’état des stocks d’anticiper les risques sur la sécurité alimentaire et d’approvisionnement et ainsi de prévenir la survenance de telle crise. | |
| |
| | |
|
| |
|
Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
| |
| | |
| |
| | |
| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
|