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La faim n’est pas une fatalité | 16 novembre 2009 | A l’heure où les conférences internationales, rencontres au sommet, forums multilatéraux se multiplient autour de la thématique de la faim dans le monde, il importe plus que jamais de ne pas considérer la faim comme une « fatalité structurelle », ainsi que la souligné le pape Benoit XVI lors du dernier Sommet mondial de l’alimentation (16-18 novembre derniers). Du fait des échecs successifs des rencontres internationales à apporter de réelles solutions au problème – et le très récent Sommet mondial de l’alimentation le prouve une fois de plus1 –, la faim ne semble pas mobiliser l’intérêt de la communauté internationale. Si bien que « beaucoup semblent avoir perdu la capacité de s’indigner », comme l’a déploré le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva. Pourtant, les chiffres ne le permettent pas : 1 personne sur 6 souffre aujourd’hui de la faim dans le monde ; 17 000 enfants meurent de faim ou de maladie apparentée chaque jour, soit un enfant toutes les 6 secondes2. Cette réalité est d’autant plus difficile à accepter que nombre d’experts estiment que la planète est capable de produire des denrées alimentaires en quantité suffisante. Cette année encore, les estimations de production publiées par la FAO et le département américain de l’Agriculture (USDA), soulignent que la récolte de céréales, toutes productions confondues, est surabondante (2 234 millions de tonnes) par rapport à la demande globale de grains (2 189 millions de tonnes). Mais qu’est-ce que la demande ? Uniquement la demande solvable ? 1 Cf. momagri, « Le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire à Rome : Les raisons d’un espoir et les motifs de l’échec», à paraître prochainement 2 Cité par la FAO | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le jeudi 17 mai 2012 |
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