Depuis 1994, année d’adoption de la Convention sur la lutte contre la désertification, le 17 juin a été décrétée journée mondiale de la désertification. Ce phénomène, qui affecte selon l’ONU plus de 1,2 milliards d’êtres humains constitue une véritable menace pour la sécurité alimentaire de nombreux Etats. En effet, en affaiblissant la fertilité des sols, la désertification contribue à l’apparition de famines qui entraînent elles-mêmes des déplacements massifs de population. Pour Luc Gnacadja, secrétaire exécutif de la Convention de la désertification de l’ONU, « résoudre ce problème complexe exige une réponse au plan mondial afin d’augmenter la productivité des écosystèmes terriens et faire de l’agriculture durable une priorité avec pour objectif de s’adapter au changement climatique et protéger la biodiversité ». Des propos qui traduisent une réalité incontestable : la problématique de la désertification se trouve au cœur d’enjeux majeurs comme le développement agricole, la réduction de la faim et de la pauvreté. Mais pour Luc Gnacadja, beaucoup de chemin reste encore à faire, mettant en évidence qu’ « il a été plus facile pour l’atmosphère que pour le sol d’être considérée comme un bien public mondial », et que l’agenda des terres n’a pas progressé depuis quinze ans. Une situation qui pourrait évoluer positivement si, comme le préconise momagri, la communauté internationale reconnaissait l’agriculture comme un bien public mondial, et du même coup, les sols sur lesquels elle s’exerce. |