Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse, président de Limagrain, qui rassemble des
responsables du monde agricole et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie
et défense,…). Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux
outils d’évaluation (modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
regards sur l'actualité
Paris, le vendredi 10 septembre 2010
La chute de l’euro booste les exportations de blé européen

 

24 Mai 2010



Prix élevés en Australie, sécheresse en Argentine, mais surtout chute de l’euro par rapport au dollar : les céréales françaises et européennes connaissent un regain de compétitivité, notamment à l’export. Le blé, en particulier, connait une très bonne année, alors que rien ne le laissait présager il y a 4 mois. Comme le note un rapport de FranceAgrimer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer, les licences délivrées aux exportateurs européens de blé depuis le début de la campagne commerciale 2009/2010 atteignent ainsi 15,4 millions de tonnes (mt) à la mi-mai. C’est certes moins que les 18,8 mt de mai 2008/2009, mais beaucoup plus que les 7,6 mt de 2007/2008, époque où l’euro tournait autour des 1,60 dollar.

La chute de l’euro est sans doute l’élément le plus déterminant dans cette hausse de compétitivité, permettant à l’UE de faire un retour en force sur les marchés d’export. Le Maghreb, l'Egypte, mais aussi le Yémen, l'Arabie Saoudite et l'Afrique subsaharienne, qui commande moins de blé argentin se portent ainsi acquéreurs. L'Algérie a fait très fort en commandant 500 000 tonnes de blé pour juin et juillet. Beaucoup plus inédit, un cargo de 30 000 tonnes de blé européen quittera fin mai le port de Rouen à destination du Mexique, c'est la première fois depuis dix ans !

Bonne nouvelle pour les producteurs européens, cet effet d’aubaine n’en reste pas moins à « double tranchant », comme le note le Figaro. En effet, le raffermissement de la monnaie américaine par rapport à l’euro entraine une hausse des charges pour les agriculteurs européens, puisque c’est en dollar que les producteurs achètent leurs intrants.

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