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Lors de ses vœux pour la nouvelle année, le Président du plus grand syndicat agricole de Grande Bretagne, Peter Kendall, a interpellé le gouvernement sur le risque d’une trop grande dépendance alimentaire du pays vis-à-vis de l’extérieur.
En effet, selon les prévisions nationales, la population britannique devrait atteindre les 70 millions d’habitants en 2030 contre 58 millions à l’heure actuelle. Des chiffres qui laissent présager que durant les prochaines années, le pays devrait devenir encore plus dépendant des importations agricoles. Déjà à l’heure actuelle, la Grande Bretagne importe plus de 40% de sa nourriture, contre 25% il y a vingt ans, soit une augmentation de 15%. En 2030, ce sera un repas sur deux qui proviendra d’importations alimentaires.
« Je ne dis pas que nous souhaitons nous diriger vers une politique isolationniste, nous sommes un pays intégré dans le système du commerce international, vital pour notre sécurité alimentaire. (…) Mais si nous devons garantir un niveau d’approvisionnement agricole aux consommateurs britanniques, il est de notre intérêt de produire plus au niveau national » a déclaré le président de la NFU (National Farmers Union) dont les propos ont été repris par le journal Farmers Guardian du 3 janvier 2011.
Il est ainsi intéressant de constater qu’en Grande Bretagne, berceau du libéralisme économique et acteur historiquement engagé dans le développement du commerce international, des voix dissonantes commencent à s’élever, estimant que l’agriculture devrait être protégée d’une libéralisation totale des échanges pour garantir la sécurité alimentaire du pays.
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