Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

La FAO préconise la régulation des marchés à terme pour les produits alimentaires de base

05 Juillet 2010



Avant même que ne s’ouvrent les portes du G20 de Toronto le week-end du 26 et 27 juin, la FAO s’est de nouveau prononcée sur le problème de la financiarisation du marché des matières premières agricoles, processus qui est pour beaucoup d’experts, lié à la crise alimentaire de 2008.

Dans un communiqué de presse publié le 23 juin, l’organisation onusienne confirme ainsi que « la flambée mondiale des prix alimentaires il y a deux ans pourrait avoir été amplifiée par la spéculation sur les marchés à terme organisés ». Une phrase forte, qui explique le positionnement actuel de la FAO en faveur d’une régulation de ces marchés.

Mais le débat n’est pas clos : quand certains appellent à la suppression de ces marchés, d’autres estiment au contraire que l’excès de régulation a été la cause de la crise financière d’il y a deux ans. La FAO, elle, conseille la prudence : « La limitation – ou l’interdiction – des transactions spéculatives pourrait faire plus de mal que de bien », prévient-elle, tout en ajoutant : « Si la spéculation à terme semble avoir affecté les prix à court terme, les efforts de réduction de la spéculation pourraient avoir des conséquences à plus long terme ». Fuite possible des investisseurs, réduction des liquidités sur ces marchés, sont en effet les résultats probables d’une règlementation sur les marchés à terme.

Modérée, la FAO se positionne donc clairement en faveur de la régulation : les marchés à terme agricoles sont certes indispensables mais ils doivent être régulés pour éviter un développement massif et incontrôlé de la spéculation comme cela s’est passé en 2008.

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Paris, le jeudi 24 avril 2014