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La Banque asiatique de développement (BAD) estime que la hausse des prix alimentaires met en danger un milliard de personnes en Asie | 05 mai 2008 | Selon Rajat Nag, directeur général de la Banque asiatique de développement (BAD), le nombre de personnes vulnérables en Asie qui sont affectées par la flambée des prix des denrées alimentaires s’élèverait à un milliard. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse le 30 avril dernier à Madrid où se tient du 3 au 6 mai la 41ème assemblée annuelle de la BAD. Rajat Nag a précisé que ce chiffre inclut 600 millions de personnes qui vivent avec moins d’un dollar par jour et 400 millions de personnes considérées comme « très vulnérables » car se situant juste au-dessus de ce seuil. Bien que l’Asie soit confrontée à des difficultés d’approvisionnement alimentaire liées notamment au niveau très bas des stocks, le directeur général de la BAD estime que « le problème relève plus de la hausse des prix » qui empêche les populations pauvres d’acheter des denrées alimentaires. La flambée des prix alimentaires provoque de lourdes tensions économiques et sociales en Asie comme en témoignent les récentes manifestations de travailleurs à Djakarta, Manille ou Bangkok réclamant des revalorisations salariales pour compenser la hausse des prix alimentaires. Dans ce contexte, le président de la BAD, Haruhiko Kuroda, a annoncé lors de l’assemblée annuelle de l’organisation la mise en place d’aides budgétaires « pour soutenir les pays les plus durement touchés, afin d'alléger leurs fardeaux fiscaux et amoindrir l'impact du prix croissant des aliments pour les plus pauvres ». Il a également rappelé la nécessité d’accroître la productivité agricole en Asie du fait des « ressources limitées en territoire et en eau » de cette zone. Ces déclarations interviennent alors que les actions de la BAD, et plus généralement celles des institutions internationales, font l’objet de critiques. Ainsi, selon l’ONG Focus on the Global South, basée à Bangkok, « la BAD a suivi le modèle de développement prôné par la Banque mondiale, qui encourage la création d’une économie de marché et une croissance économique rapide sans se soucier des coûts et des conséquences ». Pour Bruce Tolentino, directeur des réformes économiques et du développement de la Fondation Asie, « l’agriculture a clairement été négligée par les gouvernements et les instituions internationales depuis au moins vingt ans et le monde en subit maintenant les conséquences ».
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
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