Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

LA FAO appelle les Etats africains à favoriser l’augmentation de la production agricole du continent et à accélérer le processus d’intégration régionale

30 juin 2008



La FAO a organise à Nairobi, du 16 au 20 juin 2008, sa 25ème conférence régionale pour l’Afrique (ARC). A cette occasion, l’organisation a appelé les Etats africains à accroître leur production agricole pour faire face à la crise alimentaire actuelle.

Pour Madibo Traoré, vice-directeur de la FAO, certaines solutions existent pour atteindre cet objectif, comme la modernisation des exploitations ou l’augmentation des efforts de recherche. De même, l’amélioration de la gestion de l’eau, thème central de la conférence, constitue un défi majeur pour favoriser l’augmentation de la production agricole sur le continent africain.

Parallèlement, la FAO préconise une accélération du processus d’intégration régionale qui permettrait de mettre fin à la fragmentation des marchés africains qui ne permet pas, du fait de la taille réduite de ces derniers, de garantir la rentabilité des investissements dans le domaine agricole.

Une situation qui accroît la dépendance alimentaire de l’Afrique à une période où les prix agricoles sont orientés à la hausse. Il convient donc, pour la FAO, de développer le commerce interafricain par le biais des Accords commerciaux régionaux (ACR) qui, « en créant des marchés de plus grande taille, pourraient permettre aux pays africains d’exploiter des économies d’échelle et de renforcer leur compétitivité tout en favorisant la rentabilité des investissements et là même, leur capacité à attirer des investissements directs étrangers (IDE) »

Par ailleurs, la mise en concurrence de structures productives relativement homogènes au sein des ACR pourrait permettre aux agriculteurs africains de se développer, ce qu’elles ne pourraient absolument pas faire dans un monde entièrement libéralisé.

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Paris, le jeudi 21 août 2014