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L’issue des négociations du cycle de Doha inquiète la FAO | 30 avril 2007 | Dans son rapport annuel sur la Situation des marchés des produits agricoles 2006 diffusé le 11 avril 2007, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) pointe du doigt les négociations multilatérales du Cycle de Doha et préconise une approche spécifique de l’agriculture au regard des besoins particuliers des pays pauvres. La FAO rappelle que toute nouvelle règle commerciale agricole multilatérale devrait être compatible avec le premier des Objectifs du Millénaire pour le Développement, à savoir réduire de moitié, d’ici à 2015, la proportion de la population souffrant de la faim. Or, les négociations commerciales multilatérales du Cycle de Doha prennent une tournure inquiétante : au lieu de les renforcer, la libéralisation des marchés agricoles envisagée à ce jour par l’OMC pourrait déstabiliser les agricultures des pays en voie de développement qui sont bien moins compétitives que celles des pays développés ou que celles du groupe de Cairns. Une libéralisation sans garde-fou aurait alors un effet destructeur : elle remettrait en cause la croissance agricole et la sécurité alimentaire et elle affecterait le revenu et l’emploi des 600 millions de paysans qui travaillent sans machine, sans animaux et sans aucune technique leur permettant d'accroître leur productivité. Le « programme de Doha pour le développement » n’aura alors fait qu’empirer la situation agricole et alimentaire mondiale. La FAO requiert donc un traitement spécial et différencié pour l’agriculture des pays les moins avancés, en termes d’accès aux marchés et d’ouverture de leurs propres frontières, et veut aider ces pays à améliorer leur productivité et leur compétitivité. Cet appel de la FAO en faveur d’une approche spécifique de l’agriculture est tout à fait partagé par le MOMA qui désire replacer l’agriculture au cœur d’un processus global qui réunit la croissance économique, le combat contre la pauvreté et la préservation de l’environnement. | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
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