Venu des Etats-Unis, un nouveau jeu en ligne passionne de plus en plus les foules : FarmVille1, qui initie aux joies et contraintes de l’agriculture et de l’élevage. Plus de 62 millions de personnes s’occupent ainsi soigneusement d’une exploitation agricole virtuelle. Sur ce nombre, 22 millions se connectent au moins une fois par jour, d’après Zynga, la société qui a créé FarmVille. D’après l’article de Courrier International2, le jeu commence simplement : on vous attribue une parcelle et des semences à planter et cultiver, et l’on peut ensuite vendre la récolte contre des pièces de monnaie virtuelles. Il faut moissonner au bon moment, traire les vaches et aussi sacrifier à des obligations sociales, comme s'échanger des cadeaux ou épandre de l'engrais sur les citrouilles du voisin. A mesure que l’on accroît son pécule, on peut investir aussi bien dans l’essentiel (riz, graines de citrouille) que dans le superflu (éléphants, montgolfières). Encore peu développée en France, cette application ne devrait pas mettre beaucoup de temps à s’y imposer, comme c’est souvent le cas pour les modes internet. Sans aller comme certains universitaires à y voir le signe du rejet des modes de vie urbains modernes, l’engouement pour ce jeu démontre que le lien entre l’agriculture et la population n’est pas totalement rompu, en tout cas dans les pays anglo-saxons où il fait fureur. Espérons qu’il aura au moins le mérite de sensibiliser les utilisateurs aux contraintes de la vie d’un agriculteur, même si ces dernières sont logiquement très épurées par rapport à la vie réelle. 1 http://www.farmville.com 2 Courrier International, « J'ai ma ferme sur Facebook », 02/11/2009 |