Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse, président de Limagrain, qui rassemble des
responsables du monde agricole et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie
et défense,…). Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux
outils d’évaluation (modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.

L’agriculture ne devrait pas être à l’ordre du jour de la présidence suédoise de l’Union européenne

13 juillet 2009



La présidence suédoise de l’Union européenne, qui a débuté le 1er juillet, ne devrait pas imprimer de réformes majeures dans le domaine agricole. Contrairement aux présidences française et tchèque, qui avaient fait respectivement de l’avenir de la politique agricole commune et des aides directes une question prioritaire, la Suède entend faire avancer l’Europe sur des thèmes connexes qui lui sont chers: le changement climatique, la rigueur budgétaire, et l’équité sociale via l’emploi.

Si le dernier volet ne concerne pas le secteur agricole, en revanche les deux premiers lui sont indirectement liés. Le changement climatique, d’abord, qui promet d’être le thème majeur de la présidence comme le laisse penser l’échéance de la conférence de Copenhague en décembre, devrait dominer l’agenda de la traditionnelle rencontre informelle des ministres de l’Agriculture en septembre. L’occasion sans doute pour la Suède de faire passer ses vues d’une PAC centrée sur le deuxième pilier, le développement rural respectueux de l’environnement.

D’autant que la Suède a toujours critiqué la part du budget européen consacré à la PAC. Tenante du libre-marché, il se peut qu’elle profite de sa présidence pour faire passer le message, ensuite, d’une réduction des dépenses agricoles allouées dans le cadre de la PAC, même si la remise en question du Bilan de santé de la PAC n’est pas à l’ordre du jour. Un message qui s’appuiera sans doute sur la nécessaire rigueur budgétaire par temps de crise.

Reste à savoir ce que ces sujets indirects, notamment les négociations concernant l’après-Kyoto prévues à Copenhague en décembre 2009, provoqueront comme changement pour le secteur agricole…

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Regards sur l'actualité
Pour une régulation
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Paris, le jeudi 9 février 2012