Le 27 octobre dernier, au cours d’un déplacement à Poligny (Jura), le président de la République Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois dénoncé le « défaut de régulation européenne et mondiale » dans un secteur pourtant stratégique, l’agriculture. Annonçant un plan de soutien d’1,6 milliard d’euros pour aider les agriculteurs à traverser la crise qui les affecte, Nicolas Sarkozy a souligné a plusieurs reprises qu’il ne comptait pas se cantonner à ces mesures conjoncturelles. « Depuis dix ans, a-t-il souligné, les crises dans le secteur agricole se répètent : en 2000 crise de l’ESB, en 2001 la crise viticole, en 2003 la sécheresse, en 2004 la crise du secteur des fruits et légumes, en 2005 la crise du secteur laitier, en 2006 la grippe aviaire, et depuis 2007 la crise de la filière porcine. (…) Et depuis trente ans, chaque crise fait l’objet de mesures conjoncturelles de soutien, qui ont comme point commun de ne jamais empêcher les crises du lendemain. » Si l’on peut regretter que la présidence n’ait pas fait de propositions concrètes concernant de nouveaux outils de régulation, la détermination politique mérite d’être saluée. Le montant du plan de soutien accordé aux agriculteurs témoigne de la volonté de l’Etat de ne pas lésiner sur les moyens ; espérons que cela se traduise également par la recherche et l’instauration de véritables solutions qui permettent de gérer l’instabilité des prix sur les marchés agricoles. |