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L’Amérique latine, nouveau grenier du monde ?
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04 Avril 2011 |
L’Amérique latine pourrait devenir le nouveau grenier du monde. C’est en tout cas l’avis de la Banque mondiale qui estime que le continent sud américain est aujourd’hui largement en dessous de ses capacités réelles de production agricole. Par ailleurs, en mettant en place une véritable « révolution verte » dans certains pays, la région pourrait aider à résoudre les crises alimentaires qui se multiplient actuellement.
« Aujourd’hui, les niveaux d’eau et de terres utilisés pour la production agricole font débat. Pour beaucoup, nous avons atteint les limites de ces niveaux. Mais ce n’est pas le cas en Amérique latine qui est un continent au fort potentiel agricole », a déclaré Pamela Cox, vice-présidente pour la région Amérique Latine-Caraïbes à la Banque Mondiale.
Selon l’organisation internationale pour le Développement, la région Amérique latine détient en effet un tiers de terres arables encore non utilisées dans le monde. De quoi inspirer certains pays sud-américains comme la Colombie, qui a récemment fait savoir son intention de mener une véritable « révolution verte ». Dans un discours prononcé samedi, le ministre des Finances colombien Juan Carlos Echeverry, a en effet déclaré son souhait d’utiliser dorénavant les royalties perçues sur le pétrole pour développer le secteur agricole national.
Cette annonce de la Banque Mondiale est une bonne nouvelle : elle prouve que contrairement à ce que prédisent la plupart des experts et décideurs politiques depuis plusieurs années, il est possible de produire plus et donc de nourrir la population mondiale qui ne cesse de croître. Cependant, il ne faut pas non plus en conclure que l’Amérique du sud pourra demain subvenir aux besoins de l’ensemble du monde. Si l’on souhaite un développement agricole mondial équilibré et juste pour tous, l’augmentation de la production agricole doit être généralisée à l’ensemble des régions pour que chacune apporte son propre potentiel. |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
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