Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Christian Pèes,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
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Jeunes agriculteurs
Jérémy Decerle : « On veut défendre une agriculture de fermes, pas de firmes ! »



Arnaud Carpon, Terre-net Magazine


Article paru dans Terre-net

16 Janvier 2016

En ce début 2017, Jeunes agriculteurs entend agir sur plusieurs fronts notamment en matière de réforme de la Pac, de respect des nouvelles règles d’étiquetage ou de gouvernance des coopératives. Le tout dans un même but : redonner de l’attractivité au métier et parvenir à faire grimper le taux de renouvellement des exploitants.

Malgré la crise agricole qui affecte particulièrement les jeunes installés, le nombre d’installations agricoles a augmenté de 2,9 % en 2015. Les chiffres de la MSA dévoilés en octobre 2016 ont de quoi booster le syndicat Jeunes agriculteurs pour défendre ses positions en 2017, quitte à titiller la « grande maison » FNSEA sur certains d’entre eux.

Pour 2017, le chantier le plus important, selon JA, reste la réforme de la Pac post-2020. Le Commissaire européen Phil Hogan et Jean-Claude Junker, le président de la commission européenne ont annoncé début décembre 2016 qu’ils feraient une première proposition de réforme avant fin 2017.

« A vouloir la simplifier, on a perdu la vision commune de la Pac. Nous voulons une Pac qui prenne en compte les jeunes partout en Europe, et plus globalement les agriculteurs actifs plutôt que les hectares, a expliqué Baptiste Gatouillat, vice-président du syndicat. Il faut réassurer un revenu aux producteurs en remettant des filets de sécurité. ». Pour Jeunes agriculteurs, la mise en place d’aides contracycliques, telles que proposées notamment par le think tank Momagri, serait « une bonne orientation ».

Sur le plan national, le syndicat souhaite la mise en place de quatre critères pour la définition de l’actif retenu pour le futur registre agricole, pour lequel le décret d’application n’a toujours pas été publié, deux ans après la promulgation de la loi d’avenir. « Nous souhaitons une définition fondée sur des critères de production, de revenu, de temps de travail et de formation, pour cibler les aides aux agriculteurs actifs ». Mais JA assure qu’il ne veut pas d’un registre qui exclurait des agriculteurs.

« On va aller vérifier l’étiquetage des produits dès le 1er avril »

Toujours sur le plan national, plusieurs dossiers mobilisent JA. Le syndicat met à son actif le décret publié sur l’obligation d’étiquetage de l’origine de la viande et du lait dans les produits transformés. « C’est le fruit d’un long combat, avec nos multiples opérations lait de nulle part et viande de nulle part », a expliqué Samuel Vandaele, secrétaire général. Avant de prévenir les transformateurs et les distributeurs : « dès le 1er avril, nous irons vérifier que le décret est bien respecté. Nous avons demandé au ministère de renforcer les équipes de la DGCCRF pour cela. Et nous appellerons au bon sens des magasins pour qu’ils déréférencent les produits qui ne respectent pas la loi ».

Avant cela, il y aura le prochain salon de l’agriculture. A quelques mois de la Présidentielle 2017, la porte de Versailles sera un véritable défilé des candidats. Jeunes agriculteurs a déjà imprimé à cet effet son « manifeste pour une ambition agricole française qui défende un modèle agricole de type familial ». Le fascicule revient lui aussi sur la position de JA pour défendre « les fermes, pas les firmes ». La veille de l’ouverture du salon de l’agriculture, le syndicat promet une « campagne de communication de grande ampleur » pour promouvoir le métier d’agriculteur.

Enfin, suite à ses réflexions entreprises en 2013 sur le renouvellement des générations dans les coopératives, le syndicat a indiqué avoir signé un partenariat avec Coop de France visant à mettre en place des groupes de travail régionaux « pour renouer le dialogue et inciter les jeunes à s'investir dans la coopération ».


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Paris, le lundi 22 avril 2019