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Inquiétudes croissantes sur le bien-fondé des APE | 01 octobre 2007 | Alors que doivent s’achever au plus tard le 31 décembre 2007 les négociations des Accords de Partenariat Economique (APE) entre l'Union européenne et les 79 pays d’Afrique, Caraïbe et Pacifique (ACP)1 , l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE s’est réunie les 12 et 13 septembre à Bruxelles pour un état des lieux des pourparlers2 . Pendant les travaux de la commission permanente du développement économique, des finances et du commerce, certains participants se sont en particulier interrogés sur la capacité des APE à engendrer le développement socio-économique des régions ACP. Boyce Setela, député botswanais, a ainsi estimé que « les exigences commerciales de l'Union européenne sont énormes et nos exigences en matière de développement ne sont pas satisfaites ». Le député belge Alain Hutchinson a lui déploré « l'absence d'une dimension relative au développement » dans l'avant-projet des APE. Cette remise en cause du principe de « développement par le commerce » soutenu par les APE est particulièrement portée par les mouvements contestataires de la société civile mondiale, qui ont organisé le 27 septembre une journée internationale « Stop aux APE ». En visite à la Réunion quelques jours auparavant, le ministre de l’Agriculture et de la pêche français, Michel Barnier, s’était déjà déclaré « inquiet » à propos des négociations commerciales en cours, principalement en ce qui concerne le sucre. « Nous sommes déterminés à nous battre. Je n’accepterai pas [qu’on] remette en cause le soutien à la filière canne à sucre ». Il craint que la suppression des barrières douanières à partir de 2008 ne « déstabilise » les filières locales réunionnaises « en faisant entrer des produits à bas prix [en provenance des ACP] sur les marchés européens ». Car La Réunion, à l’instar des autres régions dites « ultrapériphériques », fait en effet partie intégrante du territoire de l’Union Européenne. Evoquant par ailleurs la situation de la pêche, Michel Barnier a annoncé que la France déploierait «tous les moyens dans les mers australes mais aussi dans le canal du Mozambique » pour protéger les ressources. « Il faut lutter de manière impitoyable contre les voyous des mers, les trafiquants qui pillent nos ressources », a-t-il dit. Ces régions sont soumises à une concurrence féroce dans ce secteur en particulier dans l’Océan Indien, où près de 97% des captures sont réalisées par des pays non riverains, 2% par l’UE et seulement 0,15 % par la flotte réunionnaise.
D’après Afdi, articles et dépêches de la presse nationale et internationale.
| 1 Pour plus d’informations sur les APE, lire les articles Les pays ACP, l’Europe et l’OMC : quels accords conclure pour favoriser le développement ? et La banane brouille les cartes des négociations sur les APE, publiés sur notre site respectivement le 21 mai 2007 dans la rubrique Analyses et Commentaires et le 28 mai dans la rubrique Regards sur l’Actualité. 2 L'Assemblée parlementaire paritaire est un organe consultatif composé, en nombre égal, de représentants de l'Union européenne et des ACP. Elle se réunit deux fois par an en session plénière, alternativement dans l'Union européenne et dans un État ACP. | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
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